Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’hiver fait partie du décor. La saison s’installe tôt, les routes exigent de bons pneus, et les paysages s’étendent à perte de vue. C’est une région vaste, fière et accueillante, où la nature prend toute la place. Trois jours ne suffisent clairement pas pour tout découvrir, mais c’est assez pour s’en imprégner et, surtout, avoir envie d’y revenir.
Voyager par ici, c’est une question d’équilibre. On porte en nous un peu de tous ces profils : l’aventurier qui cherche à bouger, le contemplatif qui aime s’arrêter, le spontané qui se laisse guider par la route et le planificateur qui veille à ce que tout se déroule rondement. Ces quatre facettes se croisent sans cesse, rendant chaque escapade unique.
Jour 1 – Aux premières loges du fjord
Le séjour commence dans le pittoresque secteur de L’Anse-Saint-Jean, au Mont Edouard. C’est le terrain de jeu idéal pour réveiller notre côté aventurier. Le domaine propose un bel équilibre entre ski alpin, hors-piste et plein air. Sur place, on retrouve cette ambiance propre aux stations régionales: simple, conviviale et fière de sa montagne. La journée passe vite entre les descentes, les discussions au pied des pentes et les pauses café avec vue sur le fjord.

En fin d’après-midi, on rejoint notre hébergement dans les micro-chalets Coolbox, installés aux premières loges de la station. Ces refuges modernes offrent tout le confort nécessaire, avec une vue directe sur la montagne. Le feu crépite, le repas mijote, les joues sont encore froides. Une première journée à l’image du Saguenay: sportive, vraie et chaleureuse.
Jour 2 – Une escale incontournable sur la route du Fjord
Le lendemain matin, direction le parc national des Monts-Valin, une escale incontournable sur la route du lac Saint-Jean. Raquettes aux pieds, on part explorer la mythique Vallée des Fantômes. Les arbres, enfouis sous une neige lourde, forment un décor quasi irréel. Le silence, le vent et la lumière d’hiver créent une atmosphère qu’on n’oublie pas. On grimpe, on s’émerveille, on prend le temps. C’est notre côté contemplatif qui s’exprime, celui qui aime s’arrêter pour respirer.

Après la randonnée, on reprend la route vers Péribonka. Depuis quelque temps, tout le monde parle du Oasis et Spa du Capitaine. Les commentaires sont unanimes: il faut y aller. Sur place, le charme
opère. Les bains nordiques, la vue paisible et le calme environnant offrent une pause bienvenue. On décroche complètement et on termine la journée autour d’un bon repas dans un chalet à proximité et du crépitement réconfortant de notre feu de foyer. Ce moment rappelle qu’un bon voyage, c’est autant ce qu’on vit que la façon dont on le vit.
Jour 3 – Le retour en douceur
Le dernier jour, notre côté planificateur reprend le volant. Direction Saint-Félicien. En chemin, les lumières du Village Boréal attirent notre attention. On s’y arrête, sans plan précis. Patinoires, sentiers
illuminés, cabanes à pêche chauffées: tout est là pour prolonger la soirée. Ces détours improvisés deviennent souvent les plus beaux souvenirs.

On consulte le guide touristique du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour planifier quelques pauses avant le retour vers Québec: d’abord un arrêt à la Fromagerie Perron, puis une visite de la communauté autochtone de Mashteuiatsh, et enfin un point de vue panoramique sur le lac. Ces petites haltes donnent au trajet un autre rythme. On découvre, on savoure, on prend le temps de refermer doucement la boucle.
Quatre profils, une même route
En trois jours, on aura tout vécu : l’aventure sur les pentes du Mont Edouard, la contemplation dans la Vallée des Fantômes, la détente au spa de Péribonka, la spontanéité d’un détour vers Saint-Félicien et la satisfaction d’un retour bien planifié.
La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, avec sa nature puissante et son accueil sincère, réunit tout ce qu’on aime du Québec hivernal. Trois jours, ce n’est pas suffisant pour tout voir, mais c’est assez pour tomber sous le charme… et déjà vouloir repartir.